Savoie Bien ?

Récits de voyage et de garage de Christine la 4L montagnarde.

L’aventure du 4L Trophy

Lorsque Ghislain et moi avons créé l’association « Savoie Bien ? » en 2012, notre but était de participer au 4L Trophy 2014. Cela fait maintenant trois ans que notre but a été, plus ou moins, réalisé. Je vais maintenant vous raconter cette aventure qui nous aura pris presque deux ans de préparation pour 15 jours d’aventure.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, le 4L Trophy est une course d’orientation en Renault 4 (la 4L) à but humanitaire au Maroc. Le but de cette course est d’apporter du matériel scolaire et sportif à l’association « Enfants du désert » ainsi que de les aider à financer la construction d’écoles. Une collecte de nourriture est aussi organisée pour la Croix Rouge.

La première fois que nous avions entendu parler de cette course, cela devait être en décembre 2011. Quelques temps après, nous commencions la recherche d’une 4L. Nous avions choisi de rechercher uniquement des fourgonnettes. Celles-ci pouvant transporter plus de matériel et parce qu’aussi nous les préférions aux berlines. Après quelques mois de recherche, nous trouvions enfin une F4 (« fourgonnette courte ») qui nous convenait et qui deviendra par la suite Christine 🙂 .

Après l’avoir ramenée du fin fond de la Savoie (Peisey-Nancroix) vers le garage des parents de Ghislain à Annecy et l’été passé, nous créions l’association « Savoie Bien ? ». Cette association avait pour but de démontrer aux sponsors que notre projet était sérieux. On se lança après cela dans la recherche de partenaires 😉 .

Notre recherche de sponsors commença par l’écriture et l’impression d’une petite centaine de dossiers de sponsoring (consultez la dernière version de notre dossier). La communication n’étant pas notre point fort et la recherche ne fût pas aussi fructueuse que voulue mais, nous permis de payer un peu plus de la moitié des 7000€ de budget pour la participation au 4L Trophy et de recevoir en don une deuxième R4 F4 qui nous fut d’une grande aide lors de la restauration de Christine.

Parallèlement à cette recherche, nous démarions la restauration de notre « bolide » en septembre. Nous profitions d’avoir la 4L, qu’un chauffeur de taxi d’Annecy nous a donné, à déplacer chez ma grand-mère à Argonay pour y amener notre première 4L. Ma grand-mère ayant un garage plus grand dans une maison, nous pouvions enfin vraiment nous lancer dans les gros travaux 💪 .

La restauration de Christine a commencé par le « dé-carrossage » des 4L. Après un hiver axé sur la restauration du châssis (à 5°C dans le garage… 😰) on s’attaqua au nettoyage du moteur, puis du « re-carrossage ». Une fois cette étape passée, on emmena Christine au contrôle technique pour pouvoir faire ses papiers. La restauration se finit en décembre 2013 par la peinture de la carrosserie.

Entre temps Ghislain apprit que son patron (il étudie en alternance) ne pouvait malheureusement pas le laisser partir au 4L Trophy au mois de février 😕 . C’est donc en octobre 2013 qu’Orianne nous rejoignait pour remplacer Ghislain lors de la course 🙂 .

L’équipage définitivement constitué, il ne nous restait plus qu’à finir les préparations de la voiture. Celles-ci consistaient à rajouter des phares longue-portées sur le toit, des plaques de protections sous la voiture et l’aménagement du coffre avec des planches pour pouvoir organiser notre chargement. Cette étape passée, il ne nous restait plus qu’à prendre le départ.

La course débutait le 13 février 2014 pour se finir le 24 du même mois, soit 11 jours d’aventure. Les équipages étaient répartis sur deux villes pour le départ : Poitier et Saint-Jean-de-Luz, ville de notre départ. L’aventure pour nous commençât donc par la traversé de la France pour rejoindre le Sud-Ouest depuis Annecy. Je ne rentrerais pas trop dans les détails de la course, celle-ci étant vraiment exceptionnelle et dure à raconter 🙃 .

La course débutât par les vérifications techniques. Vu que nous étions parfaitement préparés, tout se passât bien (juste une lampe frontale qu’on n’avait pas). Une fois passé les vérifications et quelques heures d’attente dans un grand parking, le départ était donné !

La traversée de l’Espagne était plutôt simple : 1100 km d’autoroutes à faire la course avec les camions. Nous n’avons pas eu de problèmes majeurs, bien que quelques 4L ont vu leur joint de culasse lâcher (les 4L ne sont pas des voitures de vitesse, malheureusement certains prennent du temps à le comprendre… 🙁 ). Une fois arrivés à Algéciras, deux jours après le départ, il était temps de vivre notre premier bivouac.

Le lendemain nous prenions le bateau pour Tanger au Maroc. Nous avons roulé jusqu’à Rabat pour bivouaquer dans les « jardins » de l’Université Internationale de Rabat, encore en construction à l’époque. Ensuite, nous rejoignons Midelt à travers des cols enneigés. C’est à partir d’ici que Christine découvrit les pistes du Maroc.

Nous roulions ensuite vers Merzouga, où nous y passerons trois nuits entrecoupées par des boucles dans les dunes du Nord Sahara. Après ces épreuves passées, il nous a fallu prendre la route vers Marrakech. Cette étape en deux jours était composée d’environ 200 km de pistes jusqu’à Zagora puis 350 km de route en passant par le col de Tichka, le col le plus dangereux du Maroc (où j’ai pris le volant d’une 4L sans freins pour la descente, parce que c’est plus fun 😛 ).

L’arrivée à Marrakesh se fût tranquillement, bien que tardivement. Le lendemain de l’arrivée, nous retrouvions ma famille qui nous avait rejoint pour la soirée de clôture. Après deux nuits passées dans un hôtel cinq étoiles et une visite de la ville, il était temps de reprendre la route pour rentrer.

Nous avons pris la route pour Tanger, pris le bateau, traversé l’Espagne par Barcelone et enfin retraverser la France pour retourner à Annecy. Ce fut ainsi que ces 15 jours d’aventure se terminèrent.

Bien entendu, j’ai passé les détails mais, cette course a été super fun 😉 . Il y a bien sûr des bémols, comme le côté commercial de l’organisation, plein d’équipages qui ne sont pas venu par passion de la 4L (chaque année des 4L sont abîmées ou détruites par pure négligence…) ainsi qu’un côté écologique plus marketing qu’effectif (la vignette de compensation carbone et le nettoyage des bivouacs par une entreprise ne change rien au fait que 1500 4L traversent le désert…).

Un des moments très fun de la course mais, pas pour le pare-choc 😉

Voilà la petite histoire de notre aventure au 4L Trophy 2014 est finie. J’espère que vous l’avez appréciée. J’espère vous retrouvez bientôt dans un nouvel article. En attendant, je vous souhaite de vivre des aventures aussi extraordinaires que celles que nous vivons avec Christine ! 😀 Vous pouvez retrouver les photos de la course sur notre page Facebook.

Merci à Ghislain, Orianne, Papa et toutes les autres personnes qui nous ont permis de vivre cette aventure inoubliable ! 🙂

Les péripéties du retour de Finlande

Comme vous le savez peut-être déjà, nous sommes rentrés en France en mai 2016. Après un an vécu dans les magnifiques paysages de la Finlande, il nous a fallu rentrer, l’échange Erasmus étant terminé pour nous. Mais qui dit rentrer en France, dis reprendre la route ! 🙂

Pour changer de paysages, nous avons décidé de traverser l’Europe par l’Est au lieu de l’Ouest comme nous avions fais pour l’aller. Nous sommes descendus de Kokkola à Helsinki où nous avons pris le bateau pour l’Estonie. Nous avons ensuite rejoint l’Allemagne en passant par la Lettonie, la Lituanie et la Pologne.

C’est à ce moment que les ennuis ont commencés 😐.  Arrivés en Lituanie, la consommation d’huile moteur de Christine était d’environ 1L aux 500km. Malheureusement la segmentation du « nouveau » moteur était entrain de lâcher comme sur l’ancien. Nous n’étions pas inquiet pour autant, le moteur ne faisant pas de nuage noir de fumée. Seuls les démarrages se faisaient un peu plus dur. Résultat, un matin sur le parking d’un McDo, après avoir essayé à plusieurs reprises de démarrer Christine, la batterie décida de se vider. Ajoutons à cela un booster lui aussi à plat… Fort heureusement, un dépanneur Polonais n’était pas garé trop loin et nous donna un coup de jus pour pouvoir lancer le moteur.

Tous ces problèmes n’étaient pas si dérangeant, cela ajoutait un peu de piquant à l’aventure ! Nous décidions quand même qu’il n’était pas raisonnable de s’arrêter visiter Berlin, le moteur ne supportant plus vraiment les embouteillages et les redémarrages incessants…

Nous continuions notre route tranquillement en direction d’Ingolstadt où nous avions prévu de voir Alex, un ami allemand rencontré à Kokkola. Ce trajet de quelques centaines de kilomètres à partir de la frontière allemande avec la Pologne ce passait plutôt bien. Un petit coup d’huile à chaque plein et Christine repartait sans soucis (enfin pas plus difficilement qu’avant 😉 ).

Arrivés à une cinquantaine de kilomètres de notre destination, c’est là que les vrais ennuis ont commencés. Pas que ce soit si embêtant sur le moment mais, ennuyant quand même. Nous étions « tranquillement » entrain d’écouter de la musique à un niveau sonore « raisonnable » sur l’autoroute dans la nuit. Tout semblait normal jusqu’au moment où un car arrivant derrière nous, nous fit des appels de phares. Nous ne comprenions pas pourquoi jusqu’au moment où, en nous doublant, la lumière de ses phares rendirent visible la fumée blanche sortant de dessous le capot.

Ce n’est pas pour autant que nous étions très inquiets et nous pensions que ce n’était que de la vapeur sortant du vase d’expansion à cause d’une surchauffe. On continua de rouler à vitesse réduite jusqu’à la prochaine aire d’autoroute se trouvant moins de deux kilomètres plus loins. Arrivés sur l’aire, c’est à ce moment que l’on commençait à entendre le bruit de l’eau bouillante depuis le capot. Une fois arrêtés, j’ai ouvert le capot pour voir le problème. Un brouillard s’échappa alors et les dégâts apparurent. De l’huile et de l’eau étaient sortis de tous les côtés de la culasse. La courroie de la pompe à eau était coupée en deux par le milieu. Nous savions donc que nous ne repartirions pas. Après une petite pose, je décide de contacter l’assurance mais, personne ne répondit. On décida d’attendre le lendemain matin, une nuit de plus dans la voiture ne changeant rien.

Le lendemain matin, mon téléphone nous réveilla. C’était l’assurance qui nous rappelait. Ils nous ont envoyé une depaneuse qui nous emmena à un garage quelques kilomètres plus loin. Après avoir attendu quelques heures, l’assurance me rappelait pour nous dire qu’ils avaient déclaré la 4L comme économiquement irréparable et qu’ils ne prendraient pas en charge les frais de transport de la 4L vers la France. Ils allaient juste prendre en charge les frais de parking au garage (pas le devis…), la location d’une voiture, le taxi pour aller à l’agence de location et l’équivalent d’un billet de train en première classe pour aller récupérer la voiture plus tard.

À l’agence de location, nous voyant arriver avec un taxi plein de toutes les affaires qu’on avait dans la 4L, ils décidèrent de nous prêter une Passat à la place de la Golf comme l’assurance avait convenu avec eux (et oui, une 4L est considérée du même gabarit qu’une Golf 😮). Après avoir tout chargé dans le coffre de la Passat, nous nous sommes rendus compte que, même si cette voiture est quasiment deux fois plus grande que Christine, on ne peut pas y faire rentrer plus d’affaires.

Une fois la voiture de location récupérée, on alla rencontré Alex pour passer la nuit chez lui (la voiture de location étant à rendre dans les 48h). Le lendemain nous décidions de bouger Christine du garage jusqu’au parking de chez Alex, l’assurance ne payant pas plus d’une semaine de stockage avant de faire détruire la 4L… C’est donc en BMW que nous avons tracté Christine sur 25 kilomètres… 😂

Une fois Christine garée sur le parking où elle passera quelques semaines et le coffre plein de bière, nous reprenions la route en direction de la France. Les autoroutes allemandes sont tout de suite différentes avec une voiture capable de dépasser 100km/h (et même les 200…). Nous arrivons donc à Annecy, sain et sauf mais sans Christine. Quelques semaines plus tard nous parvenions enfin à trouver une voiture et une remorque capable de ramené Christine. S’en suivi ensuite un aller-retour de 24h pour la ramener. Depuis Christine est patiemment entrain d’attendre d’être réparée dans son garage.

C’est ainsi que le « paisible » trajet Finlande-France s’est déroulé. On ne peut pas dire que ça n’a pas été une aventure. J’espère quand même que ça ne sera pas à refaire un autre jour…

Sur la route de Finlande

Comme vous le savez peut-être déjà, cette année Christine est moi sommes en Finlande pour mon échange Erasmus. Le trajet pour nous rendre dans ce pays nordique nous aura pris avec Thomas Nicollier 8 jours pour 4 000 km. Si vous me suivez sur ma page Facebook, vous avez pu nous suivre jour après jour durant le mois d’août. Ce billet est un résumé des posts de la page Facebook.

Préparation

La préparation à ce voyage n’a pas été aussi longue que celle pour le 4L Trophy. En effet, la 4L étant déjà restaurée 😉 . Bon, ce n’est pas totalement vrai puisqu’il a fallu changer le moteur avant de prendre la route. En revenant du 4L International à Thenay (prêt de Tour) en juillet, il nous avait fallu faire la route avec un moteur transformé en machine à fumée, consommant 5L d’huile pour 600km…

Non, nous n’avons pas beaucoup d’affaires 😛

Une fois le moteur changé et l’aménagement du coffre refait (celui du 4L Trophy, bien que solide, n’était pas des plus pratique et ne permettait pas l’utilisation de la banquette arrière), il ne nous restait plus qu’à charger la 4L 😀 .

Aller, au travail ! 😛

Jour 1 : Traversée de la Suisse

Cette première journée de route a été plutôt bonne. Après avoir traversé la Suisse, et découvert les autoroutes allemandes, nous nous somme arrêtés à Karlsruhe en Allemagne. Nous avons mis moins de 10 heures (avec les pauses) pour effectuer ce trajet d’un peu plus de 500km.

Nous passerons la nuit à l’auberge de jeunesse de Karlsruhe.

Petite pause déjeuner sur l’autoroute 😉

Jour 2 : Karlsruhe – Hambourg

Ce jour là nous avons fait un peu plus de kilomètres que prévus. Nous avons dépassé Hanover (où il s’est mis à pleuvoir) et nous nous sommes arrêtés sur une aire d’autoroute au Nord d’Hambourg. Nous y avons passé la nuit la plus confortable du voyage, dans la 4l. ^^

Notez la couverture fixée au ductape pour cacher les lumières de l’autoroute ^^

Jour 3 : Hambourg – Puttgarden (la mer !)

Comme nous avions un peu d’avance (nous avions fait la moitié du chemin en deux jour, il nous en restait cinq avant le bateau pour la Finlande), nous avons fait une pause à côté du port, à Puttgarden.

C’est la première fois que nous avions vu le soleil depuis Annecy ! On s’était installé dans un camping pour passer une nuit plus confortable que la précédente… Étant à 5 minutes à pied de la mer, nous sommes allés faire une petite baignade. L’air à 21°C, l’eau à 15°C et le vent à plus de 20km/h nous ont fait regretter de ne pas être descendu dans le Sud ^^

Non, vous vous trompez, il ne fait pas bon de se baigner ici :/

Jour 4 : Puttgarden – Traversée du Danemark – Jönköping (Suède)

Nous sommes arrivés en Suède! Nous y resterons quelques jour avant de prendre le bateau pour la Finlande.

La route ce jour là nous a dépaysée. Nous sommes passés des autoroutes allemandes assez proches des françaises, aux autoroutes fleuries et venteuses danoises puis aux autoroutes très larges et traversant de grandes forêts de pin de la Suède. Ce n’étaient plus des Volkswagen ou des Mercedes que nous croisions mais des Volvo ou des Skoda. Les panneaux prévenant les traversés d’élans ont fait leurs apparitions, avec les traces de dérapages sur le bitume qui vont avec…

Souhaitons à Christine de ne pas avoir le mal de mer durant la traversée 😉

Jour 5 : Jönköping – Stockholm

Cinquième jour de route et nous sommes enfin à Stockholm ! Comme nous avions de l’avance, juste 1 000 km avant le bateau pour la Finlande 4 jours plus tard, nous y restons deux nuit.

Rien de particulier sur la route ce jour là, mis à part le fait qu’il nous aura fallu plus d’une heure pour traverser Stockholm en heures de pointe. On vous en diras plus sur la ville demain après l’avoir visitée !

Moment fun de cette journée, 1h30 d’embouteillages xP

Jour 6 : Visite de Stockholm

Cette journée de repos a été pour nous l’occasion de visiter Stockholm. Voulant éviter les embouteillages et ne pas payer trop cher de parking, nous y sommes restés que trois heures.

Pendant cette brève visite, nous avons eu le temps de visiter le quartier Gamla Stan (quartier historique). Cette ville est magnifique. Le seul problème lors de notre visite à été le fait que nous y étions pendant le triathlon de Stockholm. Ils fallait attendre que les coureurs passent pour pouvoir traverser les routes, ce qui a causé de gros embouteillages humains par endroits…

Vue sur le vieux quartier de Stockholm 🙂

Jour 7 : Stockholm – Sundsvall

Ce fût une journée tranquille, sur les très belles toutes de Suède. C’était aussi la fin pour nous des autoroutes. Les dernières de Suède en direction du Nord s’arrêtent toutes à une centaines de kilomètres au Nord de Stockholm.

Sur les photos on pourrait croire que nous sommes organisés 😛

Jour 8 : Sundsvall – Umeå

Ce dernier tronçon de route en Suède aura été court mais les paysages auront été variés. Nous sommes passés des grandes forêts aux petits lacs sortant de nul part. Malheureusement les routes ne nous ont pas permis de nous arrêter pour prendre des photos.

Ce soir, pour notre dernier soir en Suède, nous dormons dans un camping 4 étoiles à une vingtaine de kilomètres du port, les prix étant plutôt bas car nous somme en hors saison.

Jour 9 : Umeå – Vaasa – Kokkola (la fin)

C’est ce jour là que nous sommes arrivés en Finlande ! Nous avons pris le bateau le matin pour arriver en début d’après-midi.

Nicollier s’est arrêté à Vaasa et Arnaud à continué 120 km plus au nord, à Kokkola. C’est dans ces villes que nous effectuerons nos années scolaires.

Christine garée dans sa rue : Banerinkatu, Kokkola, Finlande 🙂

Après 3500 km (3496 km pour être précis) et après avoir traversé de magnifiques paysages, sans jamais tomber en panne, Christine pouvait enfin se reposer ! (pas très longtemps, l’hivers allant arriver tôt…)

Se road trip aura été une magnifique expérience. Les nuits étaient un peu fraîches mais cela n’a en rien gâché notre voyage. Nous vous conseillons, si vous en avez l’occasion un jour, de voyager, en voiture de préférence, en Suède. Ce pays est magnifique ! Pour la Finlande, nous vous en dirons plus quand nous l’aurons un peu plus explorée.

C’est ainsi que s’achève le récit de notre inoubliable aventure à la conquête du Nord de l’Europe pour poursuivre nos études dans le cadre d’un échange ERASMUS. 3 500 km de fun à l’allé et, nous espérons, 3 500 autres km pour le retour. Merci d’avoir lu cet article et à bientôt ! 🙂

La naissance de Savoie Bien ?

Depuis un peu plus de trois ans (officiellement depuis le 08 septembre 2012), Savoie Bien ? est née. Je vais vous raconter l’histoire de cette association.

Tout a commencé fin 2011. Ghislain, un ami, et moi sommes tombés sur des articles concernant un raid étudiants en 4L : le 4L Trophy. À cette époque nous n’avions jamais entendu parlé de cette course mais les photos et les récits à propos de ce raid nous ont tout de suite attirés. Après en avoir longuement (pas tant que ça…) nous nous sommes dit : « pourquoi pas tenter l’aventure ?! ». Avec l’accord de nos parents (et oui, nous étions jeunes à cette époque :p ), nous nous sommes lancé dans le projet.

Début 2012, nous commencions nos recherches afin de trouver LA Renault 4 qui nous correspond. Nos recherches étaient concentrés sur les fourgonnettes F4 ou F6. Pour nous c’était les plus pratiques pour ce genre d’aventure (et ça l’est vraiment, toujours maintenant je ne regrette pas ce choix). Après des heures passées sur internet, principalement Leboncoin et suffisamment d’argent à investir, nous avons finalement acquis une voiture : ce sera une R4 F4 de 1984 à chercher au fin fond de la Savoie (73) pour 500€. Ce véhicule deviendra plus tard Christine telle que vous la connaissez aujourd’hui. L’état de cette 4L ne nous permettant pas de prendre le départ du 4L Trophy, nous devions la restaurer.

Fin août 2012, nous avons réellement commencé à nous pencher sur notre préparation au 4L Trophy. Nous avons commencé en créant une association, Savoie Bien ?, paru au Journal Officiel du 08/09/2012, pour paraître plus sérieux auprès de nos futurs sponsors. Une fois l’association créée et nos dossiers de sponsoring créés et imprimés, nous avons commencé à démarcher des entreprises. En effet les coûts de préparation et de participation au 4L Trophy tournent autour des 10 000€ (3 200€ d’inscription, le reste en préparation et essence…).

Nous devons l’avouer, nous n’étions pas très bons en communication à cette époque… Nous n’avions pas un succès phénoménal auprès des entreprises, mais fin septembre 2012, un taxi à son compte a eu la gentillesse de nous donner une 4L : une F4 de 1983, non roulante, mais qui allait être nous être très utile dans la restauration de notre 4L. C’est à ce moment-là que la restauration allait commencer. Nous profitions d’aller chercher cette 4L pour déplacer l’autre 4L dans son nouveau logement : le garage de ma grand-mère. En effet, celui-ci étant plus grand, il nous permettait de pouvoir vraiment travailler sur les voitures.

Tout était à refaire sur les 4L. La 4L que nous avions acheté avais une carrosserie saine et son moteur était encore bon mais son châssis commençait à être vraiment abîmé. Quant à la 4L que l’on nous a donné, elle n’avait que son châssis de vraiment récupérable. Ça tombait bien, nous pouvions donc utiliser les papiers de cette dernière (les deux 4L étant parfaitement identiques) car l’histoire derrière ceux de la première n’étaient pas très clairs et allaient s’avérer être difficiles à refaire…

C’est ainsi que commença la restauration de la 4L qui allait devenir Christine. Cette restauration durera quasiment un an et demi, jusqu’à la veille de prendre la route pour le départ du 4L Trophy. Cette préparation en parallèle de nos cours (c’était durant l’année scolaire du bac) nous aura pris quasiment toutes nos vacances et nos week-ends. Nous avons commencé en décaissant les deux R4 (séparer la carrosserie du châssis) durant le mois d’octobre 2012 (sous les premières neiges de l’année…). Nous nous sommes ensuite occupé du châssis le plus sain. Le décapage et la peinture de celui-ci durera tout l’hiver, sous des chaleurs torrides (jusqu’à +8°C dans le garage avec un chauffage d’appoint !!!). Durant le printemps et l’été 2013, nous sommes passés à la carrosserie et au moteur. Il a fallu reboucher certains trous de la carrosserie et faire la révision complète du moteur.

Fin de l’été 2013, la restauration était toujours en cours. C’est aussi à cette période que nous avons appris que Ghislain ne pourrait pas participer au 4L Trophy à cause de ses études en alternance. Ce fût une grosse déception, mais après tous le temps passé à travailler sur Christine, nous ne pouvions pas abandonner. Nous avons donc trouvé une remplaçante à Ghislain, Orianne, qui nous aidera pour la fin de la restauration et sera ma co-pilote durant l’aventure au Maroc.

Nous avons donc repris la restauration de la 4L. Au début de l’automne 2013, la voiture était prête à être remontée. Fin octobre 2013 Christine passa avec succès le contrôle technique et nous pouvons enfin faire les papiers. Le reste du travail qui nous prendra le reste du temps sera essentiellement de la carrosserie, la peinture et l’aménagement pour le 4L Trophy.

En décembre 2013, nous emmenions la voiture chez le carrossier pour la peinture. C’est ainsi qu’elle est passée du blanc et bleu au rouge pomme d’amour (ce n’est pas du rose ! :p ). Une fois la peinture faite et les derniers sponsors trouvés, nous avons pu nous attaquer à la préparation de la 4L pour le raid. Cette étape était plutôt simple (simple, par rapide…). Nous avons seulement rajouté des plaques de protections, crochets pour le remorquage, autoradio et longues porté. Nous avons aussi rajouté un ventilateur secondaire qui fût fonctionnel à 23h, la veille du départ pour rejoindre Saint-Jean-de-Luz, ville départ du 4L Trophy 2014 avec Poitier.

S’en est suivi de 15 jours d’aventure merveilleux. En 4L, bien entendu, l’aventure ne commence rarement qu’au Maroc : pour nous se fût à 50 km d’Annecy avec la voiture tombant en panne dans une côte sur l’autoroute. Heureusement ce n’était qu’un problème mineur (vide d’air à l’intérieur du réservoir d’essence) et nous avons pu repartir en quelques minutes.

Une fois les vérifications techniques et les formalités administratives effectuées, nous avons pu prendre le départ de la course. Celle-ci débute par la traversée de l’Espagne sûr de magnifiques autoroutes. Arrivé à Algésiras, nous avons ensuite pris le ferry direction le Maroc. Les quelques jours passés dans se pays furent formidables. La traversée des villages et le désert sont vraiment des paysages extraordinaires ! J’écrirais plus tard un article à ce sujet. 🙂

C’est ainsi que Christine (la 4L si vous n’avez toujours pas compris :p ) ainsi que Savoie Bien ? sont nées et que l’envie de voyager nous est venue à Christine et à moi. Depuis nous n’avons plus qu’une envie : prendre la route pour vivre des moments inoubliables !

A bientôt pour un prochain article ! 😀